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Platform.sh lève 140 millions de dollars pour poursuivre sa

Platform.sh lève 140 millions de dollars pour poursuivre sa course dans le cloud

Sept ans après sa création, la scale-up tricolore a bien grandi. Platform.sh annonce ce mardi la plus grosse levée de fonds de son histoire, pour un montant de 140 millions de dollars en série D, auprès de Digital+ Partners, Morgan Stanley Expansion Capital et Revaia. Ce tour de table intervient quatre ans après une précédente levée de 34 millions de dollars.

L’entreprise, déjà très internationalisée, compte à ce jour près de 5 500 clients dans le monde. Elle espère consolider en 2022 son positionnement en Europe, aux Etats-Unis et en Asie, et réaffirmer sa stratégie d’acquisition.

Au global, l’entreprise affiche un revenu annuel récurent de plus de 40 millions de dollars. Le marché nord-américain reste le plus important pour Platform.sh, car il pèse pour près de la moitié de son chiffre d’affaires. L’Europe se place en seconde position, pour environ 35 % du chiffre d’affaires global, avec la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne en trio de tête.

Focus sur les grands comptes

« Nous sommes dans la croissance durable et la maturité », affirme Frédéric Plais, son CEO et cofondateur, à ZDNet. « Le cloud n’a rien simplifié, mais notre segment PaaS est aujourd’hui bien compris. »

Quand il s’agit de choisir une technologie ou un langage de programmation, les équipes digitales font en effet face à une multitude d’options. Concrètement, Platform.sh permet à ses clients de gérer leurs sites et leurs applications sur le cloud. La scale-up tricolore se place ainsi au service des équipes de développement qui travaillent sur des sites à fort trafic, en leur permettant de concentrer leurs efforts sur le développement et l’amélioration de leurs flottes d’applications et de sites web, sans se soucier des problématiques d’infrastructure cloud.

La finalité, c’est donc « d’avoir de la performance et de la rapidité en aidant les équipes digitales à fabriquer et déployer des applications facilement », résume Frédéric Plais.

Partenariat renouvelé avec Adobe

La solution de Platform.sh se veut « particulièrement adaptée aux organisations gérant des centaines, voire des milliers de sites et d’applications », note un communiqué.

La plateforme accompagne aujourd’hui beaucoup de grands comptes, comme Adobe et Nestlé, mais cela n’a pas toujours été le cas, rappelle Frédéric Plais. A ses débuts, Platform.sh attirait des acteurs bien plus modestes. Puis, chemin faisant, une application en entraînant une autre, « les acteurs qui ont commencé à déployer une application avec nous en développent de plus en plus, progressivement », raconte Frédéric Plais.

Sur l’ensemble des secteurs où la plateforme est présente, le e-commerce est toujours très présent. L’entreprise a d’ailleurs récemment resigné pour cinq ans avec Magento (Adobe) et s’est rapprochée de l’Allemand Shopware. Platform.sh travaille aussi pour d’autres acteurs, comme les agences et quelques entreprises de médias, dont le Financial Times et le journal suisse Le Temps.

Cloud et écologie

Platform.sh a toujours revendiqué des équipes distribuées sur les marchés où la plateforme opère. Le groupe rassemble à ce jour près de 350 salariés dans plus de 33 pays et 250 villes dans le monde, et compte en recruter 100 de plus d’ici la fin de l’année.

La scale-up mise en parallèle sur sa croissance externe. Platform.sh s’est illustrée l’an dernier en rachetant Blackfire, une solution dédiée à la gestion de la performance. « Cela nous a permis d’acquérir une expertise sur la partie observabilité, là où nous étions jusqu’alors embryonnaires », commente Frédéric Plais. Blackfire est désormais accessible par défaut aux clients de Platform.sh.

Platform.sh se veut en outre proactif sur les problématiques environnementales liées au cloud. L’entreprise entend mener une série d’actions pour améliorer son scope 3, sur l’empreinte carbone du cloud. Sur ce point, l’entreprise encourage ses clients à regarder l’empreinte des datacenters pour lesquels ils optent. L’entreprise travaille aussi sur la question de la performance, pour faire en sorte que les applications développées s’affichent plus vite sur les pages web. « En 2022, nous ne pouvons pas nous permettre d’augmenter le nombre de serveurs. Pour cela, nous prescrivons à nos clients d’améliorer le code à la place », note Frédéric Plais.




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